Docteur Darina Krastinova-Lolov
Chirurgie plastique réparatrice et esthétique
Chirurgie cranio-faciale et orbito-palpébrale
   
   
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LA BELLE HISTOIRE

Pour la petite histoire, je suis française d’adoption, bulgare du cœur et planétaire d’esprit.
Mon père Gentcho Krastinov est un des pionniers de la chirurgie cardio-vasculaire en Bulgarie.
Dans mon arrière famille de couteliers, le couteau a été le principal objet d’intérêt, le gagne pain.
L’histoire depuis le 17e siècle relate que le 1er Krastinov  est même allé à Damas pour apprendre à faire les célèbres épées damassiennes.
Pendant l’occupation turque, la famille a fabriqué des couteaux, cachés dans des cannes pour combattre les envahisseurs.
De l’art de faire des couteaux à l’art de manier les couteaux, il n’y a qu’un pas, mon père l’a franchi, j’ai continué. Auprès de mon père et ses patients malades du cœur, j’ai appris que l’amour guéri, et qu’il faut aimer les gens pour être un bon chirurgien.
Il guérissait les cœurs, je rêvais, étant gamine, de rendre les gens beaux.
Dès l’âge de 18 ans, je cherchais mon Maître. Lors des voyages professionnels de mon père en Europe, je l’accompagnais et je cherchais. Je l’ai trouvé à Paris en 1967. C’était Monsieur Tessier, j’avais 24 ans.
J’ai fini mes études médicales en 1968 à Sofia puis j’ai travaillé la chirurgie générale pour avoir la spécialisation et enfin j’ai pu entrer dans le service des brûlés. C’était la seule manière de m’approcher de la chirurgie plastique, qui n’existe pas en Bulgarie.
A 28 ans, j’ai pris le chemin de Paris pour de bon, pour retrouver celui que j’avais choisi pour Maître, Monsieur Paul Tessier, en 1972.
En France, savoir faire les brûlés m’a permis de m’intégrer dans l’équipe. C’est une des chirurgies les plus lourdes et ingrates. C’est la chirurgie qui demande de la générosité et du cœur. Faire les brûlés m’a appris les bases indispensables de mon métier, m’a permis de bien connaître la peau, savoir la traiter…
Quand on s’est occupé de gens brûlés, on y reste attaché toute sa vie.
La réparation de la face brûlée m’a passionnée. J’ai vite appris les techniques classiques, mais je n’étais pas contente.
Les visages reconstruits me semblaient grossiers. Alors j’ai cherché et je trouvais des solutions pour les affiner.

Les années Tessier (72-83)

Pendant 10 ans, je n’ai pas lâché prise. J’étais comme un chiot accroché au manteau du grand homme.
De fin 72 à 83, j’ai réussi à l’accompagner de loin puis de plus en plus près jusqu’à devenir son assistante.
Il était à son apogée. Sa puissance de travail était phénoménale ; sa pensée lente, sûre, exacte, pesait lourd. Il me donnait l’image d’un éléphant. Jamais il ne perdit du temps à critiquer les autres, ni se plaindre, ni faire des scandales. La chirurgie crânio-faciale, la découverte, la recherche hissaient son intérêt au delà des moyens humains.
Il n’était jamais malade, même avec 40 de fièvre.
Il ne voulait pas se reposer puisque “ on a toute l’éternité pour ça ”.
J’ai appris qu’on peut repousser nos limites.
J’ai appris que le chirurgien est comme le commandant de bord. Il ne quitte jamais le bateau.
J’ai appris à “ voir ” le patient, et l’ “ entendre ”.
J’ai appris à programmer la chirurgie dans le temps et dans l’espace.
J’ai appris que le bon maître doit s’entourer de bons élèves et rester indifférent aux autres.
J’ai appris qu’une publication doit être l’œuvre d’une longue et véritable expérience.
J’ai appris ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

 
 

 
 

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